Le débat sur la réforme des retraites terminé, le gouvernement a annoncé mercredi dernier les principales mesures. Bien sur, la mesure phare est le relèvement progressif de l'âge de départ à la retraite pour arriver à 62 ans en 2018. D'autres annonces sont à noter comme celle visant à développer l'emploi des seniors, une plus politique comme l'augmentation des recettes fiscales comme un prélèvement de 1 % sur la dernière tranche de l'impôt sur le revenu (hors bouclier fiscal) ou encore un renforcement de la convergence entre les régimes public et privé.
Dans ce contexte, il est intéressant d'aller consulter l'intervention de Bernard Spitz qui a exposé le point de vue des assureurs lors du débat. Son intervention étant assez technique, elle n'est donc pas forcément accessible à tous. Cependant, elle donne une bonne vision du rôle de l'épargne retraite dans le système français.
Le débat sur les retraites a commencé au début de ce mois d'avril. Il a notamment été marqué par le rapport remis par le COR (Conseil d'orientation des retraites). Celui-ci prévoit un déficit annuel de 70 milliards en 2050 en partant de l'hypothèse que le taux de chômage va aller vers 4,50 %. On sait très bien que cette hypothèse est très peu probable, le montant de 70 milliards est donc un plancher. Face à cette situation, trois solutions sont officiellement envisagées : allongement de la durée de cotisation, augmentation des cotisations ou diminution des pensions. Il semblerait clairement que l'on s'oriente vers la première solution en augmentant le nombre d'annuités nécessaires pour pouvoir prendre sa retraite.
Le système français de régime de retraite par répartition est voué à l'explosion. Celle-ci sera d'autant plus brutale et soudaine que l'on n'aura pas pris conscience que le principe même de la répartition n'est pas viable à long terme. Ni l'allongement de la durée de cotisation, ni même l'appel à l'immigration ne peuvent être des moyens de gestion de ce système car ils reviennent en réalité chacun à une fuite en avant. Le système par répartition repose sur un système Ponzi. Les travailleurs actuels sont solidaires de la retraite de leurs aînés comme les nouveaux clients de Madoff étaient solidaires du paiement des intérêts des précédents dépositaires. Cette réalité repose d'une comparaison objective des 2 systèmes. Vouloir conserver une partie de répartition et une partie de capitalisation, c'est accepter un compromis avec un système qui est fondamentalement mauvais. L'État français en refusant le passage nécessaire à un système totalement par capitalisation fait plus fort que Madoff !
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Marie-Christine Sonkin, directrice adjointe de la rédaction du JDF, intervient sur l'assurance vie. Elle passe en revue les principaux aspects à conséidrer pour choisir une assurance vie : rendements, objectifs, fiscalité et solvabilité des assureurs.
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