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Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité française, souligne que
le débat qui s’engage à l’Assemblée nationale sur la nécessité
"d’assurer sur l’ensemble du territoire l’accès de tous à une offre de
soins de qualité" soulève des questions capitales qui appellent des
réponses claires.
Si l’on veut assurer à chacun de nous, sur l’ensemble de notre
territoire un accès aux soins sans perte de chance face aux pathologies
les plus lourdes, il est temps de cesser de tergiverser.
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Notre système de soins est financé pour l’essentiel par la solidarité
nationale et les complémentaires santé, ce qui permet d’assurer à
l’ensemble des professionnels de santé des revenus stables et pérennes.
Le corollaire de ce constat implique que l’intérêt général -
c'est-à-dire la santé de tous nos concitoyens - prévale sur les seuls
intérêts corporatistes. Celles et ceux qui résident en Picardie, en
Normandie, en Champagne-Ardenne, en Pays-de-Loire, dans le Centre, en
Bourgogne ou encore en Auvergne, contribuent de la même manière que
ceux qui habitent la Côte d’Azur ou l’Ile-de-France. Il n’y a pas de
raison qu’ils continuent d’être pénalisés.
Il est important qu’ils le fassent savoir sans tarder à leurs
députés. La Mutualité française s’engage résolument à leurs côtés pour
en finir avec cette inégalité insupportable en 2009.