Le PEA (Plan d’Epargne en Actions) assurances est un produit d’épargne peu répandu et peu connu du grand public contrairement à son cousin le PEA bancaire. Pourtant il a sur ce dernier des avantages non négligeables pour l’épargnant qui méritent d’être cités :
- Le premier avantage est que l’épargnant imposé à l’ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune) devra déclarer la valeur nominale. Il s’agit des versements effectués sur le plan à l’exclusion des plus-values et intérêts dégagés.
- Le problème de la liquidité de l’épargne est en partie résolu. Contrairement au PEA bancaire ou tout retrait avant huit ans casse le contrat, l'épargne du PEA assurances reste disponible en conservant son enveloppe fiscale grâce aux avances. La compagnie d’assurances peut en effet vous accorder un prêt sur votre capital.
- En cas de décès du titulaire, le PEA est cassé et le capital est
rapporté à la succession mais les héritiers peuvent conserver
l’enveloppe du contrat de capitalisation avec sa date d’effet initial.
Il reste que le PEA assurances souffre d’une limite importante. Le titulaire ne peut pas détenir des titres en direct. Cela représente une restriction dans la gestion du plan en cas de privatisation. Dans cette optique, il est à noter que désormais le rythme des privatisations devrait se ralentir car le nombre d’entreprises privatisables se réduit de l’avis même du gouvernement. L’impossibilité de gérer en direct pour le titulaire ses actifs devrait donc aussi se réduire. Surtout qu’il semble légitime de penser que la grande majorité des épargnants, ne possédant pas de compétences particulières dans la gestion de valeurs mobilières, auront pour intérêt de choisir un support et ainsi de déléguer la gestion à leur compagnie d’assurances.







